Aller au contenu principal
MEDIA | Trouver un Prêt relais | Simulateur prêt relais
Simulation de prêt relais : méthode chiffrée, cas pratique et calcul du bon montant pour sécuriser votre projet immobilier sans souscrire un crédit excessif.
Simulation prêt relais : 5 chiffres à recalculer après que la banque a remis son offre

Simulation de prêt relais : à quoi sert vraiment le calcul du montant ?

La simulation de prêt relais n’est pas un gadget en ligne, c’est votre filet de sécurité avant de signer un compromis. Elle permet de chiffrer le montant de crédit relais dont vous avez réellement besoin pour votre projet immobilier, en tenant compte de votre ancien logement, de son prix de vente probable et de votre capital restant dû. Sans ce travail chiffré, vous risquez soit un financement insuffisant pour l’achat du nouveau bien, soit un coût de crédit immobilier inutilement élevé.

Un prêt relais est un crédit immobilier à court terme qui avance une partie du prix de vente de votre bien actuel, généralement entre 50 % et 70 % de sa valeur estimée, parfois jusqu’à 80 % pour les meilleurs dossiers. Le montant du prêt relais dépend donc de trois chiffres clés : la valeur de marché réaliste de la vente de l’ancien logement, le capital restant dû sur votre prêt immobilier classique et la quotité de financement acceptée par la banque. Le prêt relais est un crédit relais spécifique, avec une durée courte, des intérêts souvent plus élevés qu’un prêt immobilier classique et un remboursement concentré au moment de la vente.

Les simulateurs de prêt relais en ligne donnent une première idée de la durée, du coût et du montant, mais ils oublient souvent des éléments essentiels comme les frais de garantie, l’assurance emprunteur ou les intérêts intercalaires en cas de franchise totale. Une simulation de prêt relais sérieuse doit intégrer le taux d’intérêt réel proposé par la banque, le taux d’assurance, les frais de dossier et le coût de la garantie, pour approcher le coût global du financement. Le prêt relais est un crédit à court terme permettant d'acheter un nouveau bien avant de vendre l'ancien.

Éligibilité, quotité et calcul du montant relais : les vrais critères des banques

Pour comprendre votre simulation de prêt relais, il faut d’abord comprendre comment la banque calcule le montant prêté et la quotité. Les établissements français raisonnent sur la valeur nette de votre bien immobilier, c’est à dire le prix de vente estimé moins le capital restant dû de votre prêt immobilier actuel. Sur cette valeur nette, la banque applique une quotité de financement de 60 % à 80 %, ce qui donne le montant du prêt relais théorique, que vous devez ensuite confronter à votre projet immobilier.

Dans notre cas pratique, vous vendez un logement à un prix de 350 000 €, avec un crédit immobilier restant de 50 000 €, ce qui donne une valeur nette de 300 000 €. Avec une quotité de 70 %, le montant du prêt relais atteint 210 000 €, avec 60 % il tombe à 180 000 €, et avec 80 % il grimpe à 240 000 €, ce qui change radicalement le financement de l’achat à 500 000 €. Votre situation financière, vos revenus, votre taux d’endettement et la solidité de votre projet immobilier déterminent si la banque accepte plutôt 60 %, 70 % ou 80 %, et c’est là que les écarts entre simulation de prêt et offre réelle deviennent flagrants.

Les banques généralistes comme Banque A, Banque B ou Banque C appliquent souvent des grilles internes différentes selon la localisation du bien immobilier, la liquidité du marché et la qualité de la vente de l’ancien logement. Un relais adossé, c’est à dire un prêt relais couplé à un nouveau prêt immobilier classique, sera parfois mieux accepté qu’un prêt relais sec, car le crédit immobilier long terme sécurise la relation commerciale pour la banque. Pour vérifier si votre offre est cohérente avec vos revenus, vous pouvez aussi consulter des analyses dédiées à la capacité d’emprunt, par exemple un guide sur jusqu’où l’on peut emprunter avec un revenu de 2 500 euros en prêt relais.

Différences entre simulateurs en ligne et réalité bancaire : où se cachent les coûts ?

Les simulateurs de prêt relais en ligne affichent souvent un taux d’intérêt attractif, mais ils oublient une partie du coût réel du financement. La plupart se contentent de multiplier le montant du prêt relais par un taux d’intérêt annuel, sans intégrer l’assurance emprunteur, les frais de dossier, le coût de la garantie ni la durée exacte de détention du crédit relais. Résultat, la simulation de prêt relais paraît rassurante, alors que le coût total d’immobilisation du capital est sous estimé.

En pratique, les banques françaises proposent aujourd’hui des taux de prêt relais autour de 3,70 %, avec une fourchette de 3,40 % à 4,20 % selon le profil, alors que certains outils de simulation prêt affichent encore des taux d’intérêt obsolètes. À cela s’ajoutent des taux d’assurance qui peuvent représenter 0,10 % à 0,30 % du capital, des frais de garantie (caution ou hypothèque) souvent calculés sur le montant du prêt immobilier global, et des frais de dossier qui alourdissent le coût. Le TAEG du crédit relais ne reflète pas toujours la réalité, car il est calculé sur une durée théorique, alors que la durée réelle dépend de la vitesse de vente de l’ancien logement.

Les intérêts intercalaires sont un autre angle mort fréquent des simulateurs, surtout en cas de franchise totale où vous ne payez rien pendant la durée du prêt relais, mais où les intérêts et parfois une partie des coûts s’accumulent. Une simulation de prêt relais sérieuse doit donc détailler, mois par mois, le remboursement des intérêts, l’évolution du capital restant dû et l’impact d’un éventuel remboursement anticipé si la vente intervient plus tôt. Pour vous aider à structurer ce calcul, vous pouvez suivre une méthode pas à pas décrite dans un guide spécialisé sur la manière de simuler un prêt relais pour un logement en attente.

Cas pratique chiffré : de la valeur nette au coût total du prêt relais

Reprenons le cas concret d’un couple qui souhaite acheter un nouveau logement à 500 000 €, tout en mettant en vente un bien immobilier ancien estimé à 350 000 €. Ils ont un capital restant dû de 50 000 € sur leur prêt immobilier actuel, ce qui donne une valeur nette de 300 000 € pour la vente de l’ancien logement. Leur projet immobilier nécessite donc de combiner un prêt relais et un nouveau crédit immobilier classique pour boucler le financement de l’achat.

Avec une quotité de 70 %, la banque propose un prêt relais de 210 000 €, ce qui laisse 290 000 € à financer pour atteindre le prix d’achat de 500 000 €, via un prêt immobilier long terme. Si le taux d’intérêt du crédit relais est de 3,70 % sur une durée de 12 mois, avec une franchise partielle où seuls les intérêts sont payés, les intérêts annuels bruts sur le montant du prêt relais atteignent environ 7 770 €, soit environ 648 € par mois, hors assurance. En ajoutant une assurance emprunteur à 0,20 % sur le capital du prêt relais, le coût annuel d’assurance atteint 420 €, ce qui porte le coût total du prêt relais à plus de 8 000 €, sans compter les frais de dossier ni la garantie.

Si la vente de l’ancien bien intervient au bout de 8 mois seulement, le couple peut procéder à un remboursement anticipé du prêt relais, ce qui réduit les intérêts payés à environ 5 180 €, mais il faut vérifier si la banque facture des indemnités de remboursement anticipé. À l’inverse, si la vente ancien logement prend 18 mois au lieu de 12, la durée du prêt relais doit être prolongée, ce qui augmente le coût des intérêts et peut nécessiter une renégociation du taux de prêt. Dans ce type de simulation de prêt relais, le vrai sujet n’est pas seulement le taux affiché, mais le coût total d’immobilisation du capital pendant la durée incertaine de la vente.

Méthode de calcul dans un tableau Excel : vos 5 chiffres à recalculer

Pour reprendre la main sur votre simulation de prêt relais, le plus efficace reste un tableau Excel ou un tableur équivalent. Vous y entrez d’abord le prix de vente estimé de votre bien immobilier, le capital restant dû de votre prêt immobilier actuel et la quotité de financement proposée par la banque, ce qui vous donne automatiquement le montant du prêt relais. Ensuite, vous ajoutez le prix d’achat du nouveau logement, ce qui permet de calculer le montant du nouveau crédit immobilier classique nécessaire pour boucler le financement.

Les cinq chiffres à recalculer vous même sont les suivants, et ils doivent figurer clairement dans votre simulation de prêt relais personnelle. D’abord, le montant du prêt relais, obtenu par la formule : (prix de vente estimé – capital restant dû) × quotité, ce qui vous permet de comparer les offres de crédit relais à 60 %, 70 % ou 80 %. Ensuite, le TAEG complet du prêt relais, qui doit intégrer le taux d’intérêt nominal, le taux d’assurance, les frais de dossier et le coût de la garantie, car un relais adossé à un gros prêt immobilier peut générer des frais de garantie plus élevés que prévu.

Troisième chiffre, les intérêts mensuels en période de franchise, calculés en multipliant le capital du prêt relais par le taux d’intérêt, puis en divisant par douze, ce qui donne un ordre de grandeur clair de votre remboursement mensuel. Quatrième chiffre, le coût de la garantie, souvent exprimé en pourcentage du montant du prêt immobilier global, qu’il s’agisse d’une caution ou d’une hypothèque, et qu’il faut rapporter à la durée courte du crédit relais pour mesurer son poids réel. Cinquième chiffre, le coût de l’assurance emprunteur sur la durée du prêt relais, qui peut paraître faible en pourcentage, mais qui, rapporté à une durée de 12 à 24 mois, pèse sur votre situation financière globale.

Franchise, risques et cas où le prêt relais tourne mal

Deux grands types de fonctionnement existent pour un prêt relais, et ils changent complètement la simulation de prêt relais. Avec une franchise partielle, vous payez chaque mois les intérêts et l’assurance sur le montant du prêt relais, ce qui limite le capital restant dû à la vente, mais pèse sur votre trésorerie. Avec une franchise totale, vous ne payez rien pendant la durée du crédit relais, les intérêts et parfois une partie des coûts étant capitalisés, ce qui augmente le coût global du financement au moment de la vente.

Les risques apparaissent lorsque la vente de l’ancien logement prend du retard, ou lorsque le prix de vente réel est inférieur au prix de vente estimé dans la simulation de prêt relais. Si vous avez bâti votre projet immobilier sur un prix de vente optimiste, le relais montant peut ne plus suffire à rembourser le prêt relais et le prêt immobilier initial, ce qui oblige à rallonger la durée du nouveau crédit immobilier ou à injecter de l’épargne. Dans les cas extrêmes, la banque peut exiger un remboursement anticipé partiel ou total du prêt relais, ce qui met sous tension votre situation financière et peut conduire à une renégociation forcée du financement.

Les dossiers les plus fragiles sont ceux où le taux d’endettement est déjà élevé, où le marché immobilier local est peu liquide et où le projet immobilier repose sur un relais adossé important par rapport aux revenus. Pour les emprunteurs en difficulté ou proches de l’interdit bancaire, il existe des stratégies spécifiques pour sécuriser un crédit relais ou un prêt immobilier, détaillées dans des analyses dédiées à l’obtention d’un prêt relais en situation bancaire délicate. Le prêt relais offre une solution temporaire efficace pour les propriétaires en transition immobilière.

TAEG, taux affiché et coût réel d’immobilisation : comment juger l’offre de votre banque

Face à l’offre de votre banque, la question n’est pas seulement de savoir si le taux d’intérêt est compétitif, mais si le coût total d’immobilisation du capital est acceptable pour votre projet immobilier. Un taux de prêt relais à 3,70 % peut paraître correct, mais si la durée réelle dépasse 18 mois, si l’assurance est chère et si les frais de garantie sont élevés, le coût global peut dépasser celui d’un crédit immobilier classique plus long. La simulation de prêt relais doit donc comparer plusieurs scénarios de durée, de prix de vente et de remboursement anticipé, pour tester la robustesse de votre financement.

Le TAEG du crédit relais est un indicateur utile, mais il reste construit sur des hypothèses standardisées qui ne reflètent pas toujours la réalité de votre vente ancien logement. Pour juger l’offre, vous devez recalculer vous même les intérêts totaux payés sur la durée probable, le coût de l’assurance, les frais de dossier et le coût de la garantie, puis rapporter ce coût au montant du prêt relais et à la durée effective. Ce n’est qu’en comparant ce coût d’immobilisation au gain attendu de votre projet immobilier (meilleur logement, meilleure localisation, prix d’achat opportun) que vous pouvez décider si le relais taux proposé est acceptable.

En pratique, un prêt relais bien calibré reste un outil puissant pour fluidifier une transition immobilière, à condition de rester prudent sur le prix de vente estimé, de ne pas surestimer le montant du prêt et de garder une marge de sécurité sur votre situation financière. Les écarts entre simulateurs en ligne et offres bancaires réelles montrent qu’il faut toujours vérifier les chiffres, surtout lorsque la durée du prêt relais s’allonge et que le capital restant dû sur vos crédits augmente. Dans ce domaine, la règle est simple et sans appel : ce qui compte n’est pas le taux affiché, mais le coût total d’immobilisation.

Chiffres clés sur la simulation de prêt relais

  • La durée moyenne d’un prêt relais en France se situe entre 12 et 24 mois, ce qui signifie que tout retard de vente au delà de 24 mois sort du cadre standard et impose une renégociation avec la banque (données issues des pratiques bancaires françaises récentes).
  • Le montant prêté dans un crédit relais représente en général 50 % à 70 % de la valeur du bien à vendre, ce qui limite le risque pour la banque mais oblige l’emprunteur à compléter le financement par un prêt immobilier classique ou par de l’épargne personnelle.
  • Les taux d’intérêt des prêts relais se situent actuellement autour de 4 % à 5,5 %, soit souvent plus élevés que les taux des prêts immobiliers classiques, ce qui renforce l’importance de limiter la durée effective du prêt relais.
  • Dans un cas type où un bien est estimé à 300 000 €, un prêt relais à 60 % permet d’obtenir 180 000 € de financement, ce qui illustre l’impact direct de la quotité sur le montant du prêt relais et sur la structure globale du financement.

FAQ sur la simulation de prêt relais

Comment calculer rapidement le montant de mon prêt relais ?

Pour une première estimation, prenez le prix de vente réaliste de votre bien, retirez le capital restant dû de votre prêt immobilier actuel, puis appliquez une quotité de 60 % à 70 %. Le résultat donne un ordre de grandeur du montant du prêt relais que la banque pourra envisager. Une simulation détaillée doit ensuite intégrer les frais, l’assurance et la durée probable de la vente.

Pourquoi les simulateurs de prêt relais donnent ils des résultats différents de ma banque ?

Les simulateurs en ligne utilisent des taux moyens et des hypothèses simplifiées, sans tenir compte de votre profil, de votre marché local ni des politiques internes de chaque banque. Ils oublient souvent les frais de garantie, l’assurance emprunteur et les intérêts intercalaires, ce qui sous estime le coût réel. La banque, elle, ajuste le taux, la quotité et la durée en fonction de votre situation financière précise.

Un prêt relais est il toujours plus cher qu’un prêt immobilier classique ?

Le taux nominal d’un prêt relais est généralement plus élevé qu’un taux de prêt immobilier classique, car il s’agit d’un crédit à court terme avec un risque de marché. Cependant, la durée plus courte limite le montant total des intérêts si la vente intervient rapidement. Le coût global dépend donc surtout de la durée réelle de détention du prêt relais et des frais annexes.

Que se passe t il si mon bien se vend moins cher que prévu ?

Si le prix de vente réel est inférieur au prix de vente estimé dans la simulation, le produit de la vente peut ne pas suffire à rembourser le prêt relais et le prêt immobilier initial. Vous devrez alors soit injecter de l’épargne, soit rallonger la durée de votre nouveau crédit immobilier, soit renégocier avec la banque. C’est pour cela qu’il est prudent de rester conservateur dans l’estimation du prix de vente.

Peut on rembourser un prêt relais par anticipation sans pénalité ?

De nombreux contrats de prêt relais prévoient un remboursement anticipé sans indemnité lorsque le remboursement intervient à la vente du bien, mais ce n’est pas systématique. Il faut vérifier la clause de remboursement anticipé dans votre offre de crédit relais, car certaines banques appliquent des frais si le remboursement intervient en dehors de la vente prévue. Intégrer cette éventuelle pénalité dans votre simulation permet d’éviter les mauvaises surprises.

Publié le   •   Mis à jour le