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Depuis le 1er avril 2026, le taux d’usure du prêt relais est fixé à 6,20 % TAEG. Découvrez comment il est calculé, comment déterminer le TAEG de votre crédit relais et quels leviers utiliser pour rester sous ce plafond légal.

Taux d’usure du prêt relais : plafond 6,20 % TAEG et calcul détaillé du TAEG

Taux d’usure du prêt relais : plafond 6,20 % TAEG et calcul du TAEG expliqué

TL;DR : depuis le 1er avril 2026, le taux d’usure du prêt relais est fixé à 6,20 % TAEG selon le bulletin trimestriel de la Banque de France (seuils de l’usure du 28 mars 2026, applicables au 1er avril 2026). Ce plafond légal s’applique à l’ensemble des crédits relais immobiliers et conditionne la faisabilité du financement : si le TAEG (taux annuel effectif global) de votre montage dépasse 6,20 %, la banque ne peut pas légalement accorder le prêt.

Taux d’usure du prêt relais : où se situe la vraie limite aujourd’hui

Pour un propriétaire qui enchaîne vente et achat, le taux d’usure du prêt relais n’est pas une ligne théorique du Code de la consommation, c’est la barrière qui décide si le crédit passe ou casse. Le taux d’usure prêt relais correspond au taux d’intérêt annuel effectif global maximal légal, c’est à dire un TAEG qui intègre le taux nominal, l’assurance emprunteur, les frais de dossier, les garanties et tout autre coût effectif lié au projet immobilier. La Banque de France rappelle noir sur blanc que « Le taux d'usure est le taux maximal légal pour un prêt. » et précise qu’il est calculé à partir du taux moyen pratiqué le trimestre précédent, majoré d’un tiers.

Depuis le 1er avril 2026, le taux d’usure applicable aux prêts relais est fixé à 6,20 % TAEG, un plafond nettement plus élevé que celui des autres crédits immobiliers classiques à taux fixe dont les durées sont comprises entre 10 et 20 ans ou supérieures à 20 ans. Ce taux d’usure prêt relais est publié dans le bulletin officiel de la Banque de France consacré aux seuils de l’usure (édition du 28 mars 2026, tableau « prêts relais immobiliers », rubrique « Crédits immobiliers aux particuliers »), sur la base des taux moyens observés sur le trimestre précédent, majorés d’un tiers, ce qui crée un décalage entre la réalité des taux et la protection légale en période de hausse rapide des taux d’intérêt. Pour un emprunteur, la question n’est donc pas seulement de comparer les taux d’intérêt nominaux des différents prêts immobiliers, mais de vérifier si le TAEG reste sous ce plafond d’usure taux, une fois tous les coûts compris dans le calcul du taux.

Les banques françaises positionnent actuellement les taux nominaux de prêt relais autour de 3,70 %, avec une fourchette observée entre 3,40 % et 4,20 % selon le profil, la durée de franchise et la solidité du dossier de crédit immobilier. Ces niveaux de taux proviennent notamment des baromètres de marché Ymanci (observatoire des taux immobiliers, mise à jour d’avril 2026) et Meilleurtaux (tableau des taux fixes 2026 sur les prêts relais). Sur ces bases, un même prêt relais peut générer des TAEG très différents selon le montant des frais de garantie, le coût de l’assurance emprunteur et la politique commerciale de chaque banque, ce qui explique que certains dossiers se retrouvent collés au plafond du taux d’usure. Pour les couples de 35 à 55 ans qui cumulent déjà un prêt immobilier sur la résidence actuelle et un nouveau crédit relais pour le futur bien, la marge de manœuvre se joue souvent à quelques dixièmes de point de taux, mais aussi sur la durée comprise entre le déblocage des fonds et la vente effective du premier logement.

Nominal, TAEG, taux d’usure : le cas pratique qui fait basculer un dossier

Un prêt relais se présente généralement comme un crédit immobilier à taux fixe, avec une durée courte comprise entre 12 et 24 mois et une franchise partielle ou totale sur le remboursement du capital. Dans la pratique, la banque propose un prêt relais dont le montant représente souvent 60 à 70 % de la valeur estimée du bien à vendre, ce qui limite le risque mais impose à l’emprunteur de supporter deux crédits immobiliers en parallèle pendant plusieurs mois. Le vrai sujet n’est pas seulement le niveau du taux nominal affiché, mais le coût total en euros du financement, une fois additionnés intérêts, assurance et frais annexes.

Prenons un exemple concret de prêt relais de 200 000 euros, avec un taux nominal de 4,20 % sur 18 mois et une franchise de remboursement du capital pendant toute la durée du crédit. Pour rendre le calcul du TAEG reproductible, on suppose : intérêts calculés sur la base d’une année civile de 12 mois, assurance emprunteur facturée à 0,40 % du capital emprunté par an (soit 0,004 × 200 000 € = 800 € par an, donc 1 200 € sur 18 mois), frais de dossier et de garantie de 1 500 € payés au déblocage et répartis linéairement sur la durée du prêt. Dans ce cas, le TAEG obtenu par actualisation des flux (intérêts + assurance + frais fixes ramenés en coût annuel) se situe autour de 5,7 à 5,9 %, sans même recourir à un taux variable ou à des options complexes. Pour vérifier ce résultat dans un tableur, on peut par exemple modéliser un flux initial de +200 000 € à la date de décaissement, 17 flux mensuels d’intérêts et d’assurance, puis un dernier flux comprenant intérêts, assurance et remboursement du capital, et utiliser la fonction de taux interne de rendement (type = 0, périodicité mensuelle, puis annualiser le taux obtenu). Dans ce cas, le TAEG reste encore sous le plafond de 6,20 % du taux d’usure prêt relais, mais la moindre hausse de taux d’intérêt ou l’ajout de frais supplémentaires peut faire franchir la limite et rendre le prêt juridiquement impossible à accorder.

Les profils les plus exposés à ce plafond de taux d’usure sont les emprunteurs seniors, les dossiers avec revenus serrés ou forte charge de crédits à la consommation, ainsi que les projets où la durée de déblocage du prêt relais risque de s’allonger au delà d’un trimestre. Quand la banque calcule le taux effectif global, elle doit intégrer tous les coûts, ce qui peut faire exploser le TAEG pour un prêt relais assorti d’une assurance emprunteur chère, d’un montage de crédits immobiliers complexes ou d’une durée de prêt comprise entre plusieurs tranches réglementaires. Résultat très concret pour l’emprunteur : certains projets immobiliers restent bloqués non pas parce que le taux nominal est trop élevé, mais parce que le TAEG dépasse de quelques centièmes le taux d’usure fixé par la Banque de France.

Montant du prêt relais Taux nominal Assurance emprunteur Frais (dossier + garantie) TAEG estimé
200 000 € 3,40 % 0,25 % 800 € ≈ 4,6 % (hypothèses : assurance annuelle de 0,25 % soit 500 € par an, 750 € sur 18 mois, frais fixes de 800 € répartis sur la durée totale du crédit)
200 000 € 3,70 % 0,40 % 1 200 € ≈ 5,3 % (hypothèses : assurance annuelle de 0,40 % soit 800 € par an, 1 200 € sur 18 mois, frais fixes de 1 200 € lissés sur la durée du prêt)
200 000 € 4,20 % 0,40 % 1 500 € ≈ 5,9 % (hypothèses : assurance annuelle de 0,40 % soit 800 € par an, 1 200 € sur 18 mois, frais fixes de 1 500 € intégrés dans le coût total et annualisés)

Conditions de remboursement, marges de négociation et leviers pour rester sous l’usure

Pour un propriétaire qui veut sécuriser un prêt relais, les conditions de remboursement négociées avec la banque comptent autant que le taux facial, car elles influencent directement le calcul du taux effectif global. Une durée de prêt relais plus courte, une franchise partielle plutôt que totale sur les intérêts, ou un ajustement du montant emprunté peuvent faire baisser le TAEG de plusieurs dixièmes, ce qui suffit parfois à repasser sous le taux d’usure. À l’inverse, une durée de prêt comprise entre deux paliers réglementaires, des frais élevés et une assurance emprunteur standardisée peuvent alourdir le coût total et faire échouer le projet immobilier.

Face à un taux d’usure prêt relais à 6,20 %, les banques disposent d’une marge commerciale limitée, surtout pour les dossiers déjà chargés en crédits et en consommation, mais elles peuvent encore jouer sur plusieurs leviers techniques. La renégociation de l’assurance emprunteur, la réduction des frais de dossier, l’optimisation du montage entre prêt immobilier classique et prêt relais, ou encore la révision du montant du crédit immobilier principal permettent de réduire le taux effectif global sans toucher au taux nominal. Pour l’emprunteur, l’enjeu est de faire baisser le coût effectif en euros plutôt que de se focaliser uniquement sur le pourcentage de taux, car c’est bien le TAEG qui est comparé au taux d’usure par la Banque de France.

Dans ce contexte, les propriétaires acquéreurs ont intérêt à arriver en rendez vous bancaire avec un plan clair sur la durée des prêts, la structure des remboursements et la capacité réelle à supporter deux crédits pendant la période de relais. Un courtier ou un conseiller en gestion de patrimoine peut simuler plusieurs scénarios de préts à taux fixe, avec différentes durées de prêts et variantes de taux d’intérêt, pour identifier la combinaison qui maintient le TAEG sous le plafond d’usure taux tout en limitant le coût total. Au final, pour un prêt relais, ce n’est pas le taux affiché qui décide de la solidité du montage, mais le coût total d’immobilisation.

Données clés sur le taux d’usure du prêt relais

  • Le taux d’usure est le taux maximal légal pour un prêt, fixé trimestriellement par la Banque de France dans son bulletin officiel sur les seuils de l’usure (par exemple, publication du 28 mars 2026 pour les taux applicables au 1er avril 2026, tableau « prêts relais immobiliers »).
  • Au 1er avril 2026, le taux d’usure pour les prêts relais est de 6,20 % TAEG.
  • Les taux d’usure sont calculés à partir des taux moyens pratiqués, majorés d’un tiers (formule : taux moyen trimestriel × 4/3).
  • Les établissements de crédit doivent ajuster leurs offres de prêts immobiliers et de prêts relais à chaque nouveau trimestre.

Questions fréquentes sur le taux d’usure et le prêt relais

Pourquoi le taux d’usure du prêt relais est il plus élevé que celui des autres crédits immobiliers ?

Le taux d’usure du prêt relais est plus élevé, car ce type de crédit immobilier est considéré comme plus risqué pour la banque, avec une durée courte, une franchise fréquente sur le capital et une forte dépendance à la vente du bien existant. Les taux moyens pratiqués sur ces prêts sont donc supérieurs à ceux des prêts immobiliers amortissables classiques, ce qui, une fois majoré d’un tiers, aboutit à un plafond d’usure plus haut. Cette spécificité permet aux banques de continuer à financer des projets de transition immobilière, tout en restant dans le cadre du Code de la consommation.

Que se passe t il si le TAEG de mon prêt relais dépasse le taux d’usure ?

Si le TAEG de votre prêt relais dépasse le taux d’usure en vigueur, la banque n’a tout simplement pas le droit de vous accorder ce crédit, sous peine de sanctions. Dans la pratique, le conseiller doit alors revoir le montage : réduire le montant du prêt, ajuster la durée, négocier l’assurance emprunteur ou diminuer certains frais pour faire repasser le taux effectif global sous le plafond légal. Si aucune solution ne permet de respecter le taux d’usure, le projet immobilier doit être différé ou repensé, par exemple en attendant une nouvelle publication trimestrielle de la Banque de France.

Comment puis je agir sur le TAEG de mon prêt relais sans changer le taux nominal ?

Vous pouvez agir sur le TAEG de votre prêt relais en travaillant chaque composante du coût total, même si le taux nominal reste identique. La mise en concurrence de l’assurance emprunteur, la négociation des frais de dossier, la réduction des garanties facultatives ou l’ajustement de la durée de prêt comprise dans le montage peuvent faire baisser le taux effectif global. L’objectif est de rester sous le taux d’usure tout en conservant un niveau de mensualités compatible avec vos autres crédits immobiliers et vos dépenses de consommation.

La hausse des taux d’usure rend elle les prêts relais plus accessibles ?

Une hausse des taux d’usure élargit la marge réglementaire des banques, ce qui peut débloquer certains dossiers de prêts relais auparavant refusés pour dépassement de plafond. Toutefois, cette hausse reflète aussi une augmentation des taux d’intérêt moyens, ce qui renchérit le coût total du crédit immobilier pour l’emprunteur. En pratique, un taux d’usure plus élevé ne doit pas être perçu comme une bonne nouvelle en soi, mais comme un indicateur d’un environnement de taux plus tendu.

Quels profils atteignent le plus souvent le plafond de taux d’usure sur un prêt relais ?

Les profils qui se heurtent le plus souvent au plafond de taux d’usure sur un prêt relais sont les emprunteurs seniors, ceux dont le taux d’endettement est déjà élevé et les ménages qui cumulent plusieurs crédits à la consommation avec un prêt immobilier existant. Les projets où la durée de vente du bien initial est incertaine, avec un risque de rallongement de la durée de prêt relais, sont également plus exposés. Dans ces situations, le TAEG grimpe vite, car l’assurance emprunteur est plus chère, les garanties sont renforcées et le coût effectif global se rapproche du plafond fixé par la Banque de France.


Sources à consulter : Banque de France (bulletin trimestriel sur les seuils de l’usure, notamment l’édition du 28 mars 2026, tableau « prêts relais immobiliers »), Ymanci (données de marché 2026 issues de l’observatoire des taux immobiliers) et Meilleurtaux (observatoire des taux immobiliers 2026 et baromètres sur les prêts relais). Pour aller plus loin, vous pouvez également consulter nos dossiers sur le calcul du TAEG d’un prêt immobilier et sur le fonctionnement détaillé du crédit relais.

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