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PLF 2026 et plus-value de résidence secondaire : durée d’exonération ramenée à 17 ans, impact sur l’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et stratégies avec prêt relais.
PLF 2026 : exonération de plus-value à 17 ans, l'arbitrage achat-revente bouge pour les multi-propriétaires

PLF 2026 plus-value résidence secondaire : ce que change vraiment la nouvelle exonération

Le PLF 2026 plus-value résidence secondaire rebat les cartes pour les propriétaires qui arbitrent leur patrimoine via prêt relais. Le projet de loi de finances, tel qu’adopté en première lecture à l’Assemblée nationale, ramène la durée de détention exigée pour l’exonération totale de l’impôt sur le revenu sur les résidences secondaires de 22 à 17 ans, tout en maintenant les prélèvements sociaux au taux global de 17,2 %, avec une exonération seulement après 30 ans de détention. Cette réforme, qui devra encore être confirmée par le texte définitif publié au Journal officiel et les commentaires à venir au BOFiP, vise clairement les détenteurs de logements anciens à forte plus-value latente pour libérer des biens sur le marché.

Concrètement, la fiscalité des plus-values immobilières sur les résidences secondaires se décompose toujours entre impôt sur le revenu à 19 % et prélèvements sociaux à 17,2 %, mais le rythme d’amortissement fiscal change. Le nouveau dispositif d’exonération prévoit une plus-value imposable nulle à partir de la dix-septième année de détention pour l’impôt sur le revenu, alors que la taxation des gains immobiliers au titre des prélèvements sociaux continue de décroître jusqu’à 30 ans. Les investisseurs multi propriétaires doivent donc relire chaque article du Code général des impôts, notamment l’article 150 U et le fameux article 150 U bis du CGI, à la lumière de cette nouvelle durée de détention, en surveillant les précisions officielles qui seront publiées sur la base BOFiP-Impôts.

Pour un logement secondaire acheté 300 000 euros de prix d’acquisition et revendu 500 000 euros de prix de vente, la plus-value brute atteint 200 000 euros. Avant la réforme, l’exonération totale d’impôt sur le revenu n’était acquise qu’après 22 ans, avec un abattement de 6 % par an de la sixième à la vingt et unième année puis 4 % la vingt-deuxième, alors que les prélèvements sociaux bénéficiaient d’abattements plus lents et d’une exonération seulement à 30 ans. Avec le PLF 2026 plus-value résidence secondaire, la même plus-value serait exonérée d’impôt sur le revenu dès 17 ans de détention, mais resterait soumise à une taxe au titre des prélèvements sociaux, ce qui impose de recalculer précisément le coût fiscal global et la trésorerie nette disponible après impôt.

Arbitrer avec un prêt relais : fenêtre fiscale raccourcie, risques bancaires inchangés

Pour un investisseur qui utilise un prêt relais afin de vendre une résidence secondaire et financer un nouvel investissement locatif, la réduction de la durée de détention à 17 ans change le calendrier, pas le risque bancaire. Les banques françaises continuent de prêter en relais entre 60 % et 70 % de la valeur nette estimée, en appliquant un taux souvent supérieur de 0,30 à 0,60 point au crédit amortissable classique, ce qui renchérit le coût d’immobilisation. Dans ce contexte, la question n’est plus seulement la fiscalité de la plus-value, mais l’équilibre entre revenu global, capacité de remboursement et taxation des gains immobiliers futurs.

Un propriétaire qui détient plusieurs résidences secondaires et des logements en investissement locatif doit articuler prêt relais et fiscalité immobilière avec précision. La nouvelle exonération d’impôt sur le revenu à 17 ans peut constituer un avantage fiscal décisif pour arbitrer un logement ancien à forte plus-value, tout en conservant un déficit foncier sur d’autres biens pour alléger l’impôt sur le revenu global. Les valeurs locatives, la taxe foncière, la présence éventuelle de logements sociaux dans le portefeuille et les travaux de rénovation énergétique à venir pèsent aussi sur le revenu foncier net et donc sur la stratégie de détention.

Dans un montage courant, un investisseur vend une résidence secondaire pour 600 000 euros, avec un prix d’acquisition initial de 350 000 euros, tout en contractant un prêt relais pour sécuriser l’achat d’un nouveau logement mieux placé. Si la durée de détention atteint 17 ans au moment de la vente, la plus-value imposable au titre de l’impôt sur le revenu est neutralisée, mais les prélèvements sociaux restent dus sur une base réduite par les abattements pour durée de détention. En supposant par exemple une base taxable résiduelle de 40 % de la plus-value brute, soit 100 000 euros, les prélèvements sociaux à 17,2 % représenteraient 17 200 euros, à comparer au coût total du crédit relais et aux autres charges supportées pendant la période de transition.

Stratégies patrimoniales : avancer ou retarder la vente, et ce qui reste flou

La question clé pour les multi propriétaires reste le timing de la vente par rapport à la nouvelle durée de détention de 17 ans. Pour un bien détenu depuis 15 ou 16 ans, décaler la signature de l’acte authentique peut permettre de bénéficier de l’exonération totale d’impôt sur le revenu sur la plus-value, tout en supportant encore une partie des prélèvements sociaux, ce qui réduit la taxe globale sans immobiliser le projet trop longtemps. À l’inverse, pour un logement détenu depuis plus de 22 ans, la réforme du PLF 2026 plus-value résidence secondaire est neutre sur l’impôt sur le revenu, et seule la fiscalité sociale reste en jeu.

Les dispositions transitoires et la date exacte d’entrée en vigueur de la réforme, qui devront être précisées par la loi de finances promulguée et les textes d’application, laissent encore des zones d’ombre pour les contribuables qui signent un compromis cette année mais un acte définitif l’année suivante. Les notaires et fiscalistes s’accordent à dire que le fait générateur de la taxation des plus-values immobilières reste la date de signature de l’acte authentique, ce qui impose de caler le calendrier du prêt relais sur cette date fiscale, et non sur la seule promesse de vente. Dans ce contexte, l’arbitrage entre résidence principale, résidences secondaires et logements en investissement locatif doit intégrer à la fois la loi de finances, les articles du CGI relatifs aux plus-values et les règles spécifiques comme celles analysées pour la loi Duflot dans les études consacrées aux dispositifs fiscaux immobiliers.

Pour sécuriser un projet global, certains investisseurs combinent la vente d’une résidence secondaire fortement valorisée avec l’acquisition de parts de SCPI de bureaux ou de logements sociaux, afin de lisser leur revenu foncier et leur fiscalité. Ce type de stratégie, souvent détaillé par des acteurs spécialisés dans la sécurisation du prêt relais et la gestion de patrimoine, permet de transformer une plus-value ponctuelle en flux de revenus réguliers, tout en optimisant l’avantage fiscal global. Comme le rappelle Corentin Le Fur, député et initiateur de l’amendement, « Cette mesure vise à fluidifier le marché immobilier en incitant les propriétaires à vendre leurs résidences secondaires plus rapidement. »

Données clés sur la réforme des plus-values de résidences secondaires

  • La durée de détention requise pour l’exonération totale d’impôt sur le revenu sur les plus-values de résidences secondaires passe de 22 à 17 ans, sous réserve de la version définitive de la loi de finances et de sa publication au Journal officiel.
  • Le taux d’impôt sur le revenu applicable aux plus-values immobilières reste fixé à 19 % avant application des abattements pour durée de détention.
  • Les prélèvements sociaux sur les plus-values immobilières demeurent au taux global de 17,2 %, avec une exonération totale seulement après 30 ans de détention.
  • La réforme a été adoptée par l’Assemblée nationale le 3 novembre 2025, dans le cadre du projet de loi de finances, et devra être confirmée par le texte définitif, le Journal officiel et les commentaires de l’administration fiscale dans la base BOFiP-Impôts.

Questions fréquentes sur PLF 2026 plus-value résidence secondaire et prêt relais

Qui est concerné par la réduction de la durée d’exonération à 17 ans ?

Sont concernés tous les propriétaires de résidences secondaires situées en France, personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu, qui réalisent une cession imposable au titre des plus-values immobilières. Les non-résidents restent soumis aux mêmes règles de durée de détention pour l’exonération d’impôt sur le revenu, sous réserve des conventions fiscales internationales applicables. Les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés ne sont pas visées par ce dispositif, car elles relèvent d’une autre fiscalité.

La réforme change t elle quelque chose pour la résidence principale ?

La réforme du PLF 2026 plus-value résidence secondaire ne modifie pas le principe d’exonération totale de la plus-value réalisée sur la résidence principale, qui reste hors champ de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux sous conditions classiques d’occupation. Les arbitrages entre résidence principale et résidence secondaire doivent toutefois tenir compte de la valeur relative de chaque bien et de la durée de détention. Pour un investisseur multi propriétaire, le choix du bien à vendre en priorité dépend donc autant de la fiscalité que du marché local.

Faut il retarder une vente pour atteindre 17 ans de détention ?

Retarder une vente pour atteindre 17 ans de détention peut être pertinent si la plus-value est importante et que la charge d’impôt sur le revenu aurait été significative avant la réforme. Il faut cependant mettre ce gain fiscal en regard du coût du prêt relais, de l’évolution possible des prix de marché et de la taxe foncière supportée pendant les années supplémentaires de détention. La décision doit se prendre au cas par cas, avec des simulations chiffrées intégrant impôt, prélèvements sociaux et charges de détention.

Quel est l’impact de la réforme sur les prêts relais adossés à un investissement locatif ?

Pour un prêt relais adossé à la vente d’une résidence secondaire finançant un nouvel investissement locatif, la réduction de la durée de détention à 17 ans améliore la visibilité fiscale sur l’impôt sur le revenu. La trésorerie nette issue de la vente augmente lorsque la plus-value devient totalement exonérée d’impôt, ce qui peut réduire le montant du crédit amortissable à mettre en place après le relais. En revanche, les prélèvements sociaux et les futures impositions sur les loyers perçus restent déterminants pour le revenu global de l’investisseur.

Les prélèvements sociaux finiront ils par être alignés sur la nouvelle durée de 17 ans ?

Aucune disposition du PLF 2026 plus-value résidence secondaire ne prévoit pour l’instant d’aligner la durée d’exonération des prélèvements sociaux sur celle de l’impôt sur le revenu. L’exonération totale de ces prélèvements reste acquise seulement après 30 ans de détention, ce qui maintient une fiscalité sociale significative sur les plus-values entre 17 et 30 ans. Toute évolution future nécessiterait un nouveau débat parlementaire et une modification explicite de la loi de finances.


Pour suivre l’état exact du texte et ses modalités d’application, il est recommandé de consulter les sources officielles : site de l’Assemblée nationale, Légifrance et base BOFiP-Impôts.

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